|
||||||||||||
| Buts | Comité | Membres | Statuts | ||||||||||||
|
||||||||||||
|
||||||||||||
COLLOQUES & FORUMSForum Economique "Comment gérer en pleines incertitudes ?" (13 novembre 2009)Lieu: Glion ![]()
COMMENT GÉRER EN PLEINE INCERTITUDE ?
Le 4ème FORUM ECONOMIQUE DE GLION sest tenu le 13 novembre sur le thème de la « gestion en période dincertitude ».
Ce sujet a été introduit avec beaucoup de largeur de vue par Monsieur Pascal Picq du Collège de France. Pour ce paléoanthropologue, lhumanité, après avoir compris quelle nétait plus au centre de lUnivers a tenté de maîtriser son avenir au travers du progrès technique et économique. Mais désormais, le défi qui lui est soumis est celui de sa pérennité face à la possibilité dévènements incontrôlables et désastreux : réchauffement climatique, mouvements des plaques tectoniques, volcans, pollution etc.
Pour aborder ce défi, lhumanité devra :
- privilégier sa diversité qui accroîtra les chances quau moins une partie de cette humanité puisse survivre,
- ne pas reproduire aveuglément les adaptations passées car les conditions environnementales futures seront différentes de celles du passé,
- transmettre les adaptations à tous les hommes au travers dune culture déchange et de partage,
- préserver le goût des hommes pour la découverte de linconnu et laffrontement de lincertain.
Pour sa part, Martine Brunschwig Graf , Conseillère nationale a défini quelques défaillances de lEtat face à lincertitude accrue du monde actuel :
- manque danticipation du comportement des acteurs économiques, à linstar du dérapage des crédits immobiliers américains.
- manque defficacité dans les contrôles en termes dindépendance et de compétences.
Ce qui lamène à être très prudente vis-à-vis des politiques de relance des autres pays européens, qui, selon elle, font supporter aux générations futures un trop lourd fardeau de dettes. Et ressemblent trop à de lacharnement thérapeutique à légard de structures économiques qui mériteraient dêtre réorganisées plus que dêtre assistées.
Face à ces excès, la Suisse a raison de maintenir une approche plus réaliste, modérée et surtout « long termiste », en privilégiant la création dun contexte global fiscal et éducatif propice à la pérennité des entreprises.
Pascal Broulis, Président du Conseil dEtat vaudois, a complété ces affirmations par la vision de ce quil appelle le micro-état de Vaud. Pour lui, ce qui est certain, cest limprévu. Même les contrôles et indicateurs les plus stricts ne pourront rien y faire. LEtat doit donc surtout être très réactif pour accroître les facultés dadaptation des entreprises.
Ce qui suppose :
- daffronter les problèmes plutôt que de les occulter.
- de créer les conditions cadres, législations et infrastructures, pour une saine gestion à long terme,
- en prenant en compte les tendances économiques lourdes : démographie, formation, pression sur le territoire etc.
- en anticipant des problématiques globales : place de la religion, individualisation de la société etc.
Bref, le Canton a une certaine marge de manuvre, non pas pour gérer à la place des entreprises, mais pour fournir un encadrement à long terme et des impulsions utiles à leur survie.
Bernard Poupon CEO de Hugo REITZEL a proposé la perspective dun entrepreneur à partir de lexemple du secteur des condiments. Il est convaincu que limpact de lincertitude est réduit pour une société qui a un portefeuille de produits diversifié. Malgré tout la consommation a évolué suite à la crise en amplifiant des tendances déjà constatées depuis plusieurs années, même si elles peuvent paraître contradictoires : respect de lenvironnement, prix accessibles, bonne qualité, préférence pour des entreprises éthiques. Les clients distributeurs veulent plus de marques propres (MDD), des produits durables et démontrant une dimension bio. Selon lui, la crise na pas changé le niveau dincertitude, mais elle a renforcé les enjeux et défis émergents. Elle suppose donc de clarifier et de confirmer les choix antérieurs des entreprises.
Le point de vue académique a été présenté par Stephan Fraenkel et Ray Iunius de lEcole Hôtelière de Lausanne. Notamment en décrivant les incertitudes générés par
-larrivée des nouvelles technologies,
-la montée en puissance des nouveaux consommateurs de la « génération Y »,
-la domination des services face à lindustrie,
-valeur pour le client fondée sur une expérience dachat et de consommation plus que sur les seules dimensions tangibles du produit.
Cette nouvelle donne peut amener les entreprises de service à revoir léquilibre de leurs priorités entre qualité, productivité et rentabilité.
Enfin, le panel géré par Esther Mamarbachi de la TSR et composé de Manuel Leuthold de lUBS, François Pugliese de Elite SA, Olivier Conne de DelWest Europe, et Jean-José Paccaud de Charmilles Technologies, confirme un certain nombre de points de vue sur la gestion en période dincertitude :
- avoir le courage daffronter la réalité de la situation plutôt que locculter,
- avoir une vision claire de lentreprise et des enjeux de la survie,
- sappuyer sur les quelques tendances à long terme.
- envisager simultanément plusieurs domaines dapplication des compétences-clés de lentreprise,
- privilégier les créatifs plutôt que les planificateurs, les scénarios plutôt que les prévisions, les gens de terrain plutôt que les technostructures,
- rester le plus flexible et variable possible,
- linnovation doit porter, au-delà des produits et de leur fabrication, sur tous les processus de la société : distribution, financement, recrutement etc.
- ce qui pourrait se résumer par : viser loin mais de piloter à vue.
Bernard Catry
Glion, le 13 novembre 2009
Présentation de nos orateurs:
Forum Economique - p.a. PME Université et hautes écoles - Rue de St Jean 26 - 1203 Genève
Tél +41 22 732 72 32 - Fax +41 22 738 07 11 - www.pmeuniversite.ch. ![]() |
||||||||||||
| PME Université - Rue de St Jean 26 - 1203 Genève - Tél 022/732.72.32 - Fax 022/738.07.11 - | ||||||||||||
| © WnG Solutions | ||||||||||||