PME Université  
 
PME Université

Inscription Newsletter

Forum Economique à Glion 2010

J - 65

En savoir plus...

Actualité

Forum Economique à Glion : Les paris de la reprise - N'OUBLIEZ PAS DE NOUS TRANSMETTRE VOTRE INSCRIPTION !
l'Edito de l'été -
Forum Economique à Glion - Rendez-vous le vendredi 12 novembre 2010
Formation continue - Formation en Marketing Management en septembre 2010
Prestations de PME Université - Une cotisation très rentable. Fr. 700.- par année civile.
Revue de Presse - Article paru dans Créateurs (éditeur Genilem)

Partenaires

UBS B2S
HEC Lausanne DCE
   

COLLOQUES & FORUMS

Forum Economique "Comment gérer en pleines incertitudes ?" (13 novembre 2009)


Lieu: Glion


  
 
 
COMMENT GÉRER EN PLEINE INCERTITUDE ?
 
 
Le 4ème FORUM ECONOMIQUE DE GLION s’est tenu le 13 novembre sur le thème de la  « gestion en période d’incertitude ».
 
Ce sujet a été introduit avec beaucoup de largeur de vue  par Monsieur Pascal Picq du Collège de France. Pour ce paléoanthropologue, l’humanité, après avoir compris qu’elle n’était plus au centre de l’Univers a tenté de maîtriser son avenir au travers du progrès technique et économique. Mais désormais, le défi qui lui est soumis est celui de sa pérennité face à la possibilité d’évènements incontrôlables et désastreux : réchauffement climatique, mouvements  des plaques tectoniques, volcans, pollution etc.
Pour aborder ce défi, l’humanité devra :
- privilégier sa diversité qui accroîtra les chances qu’au moins une partie de cette humanité puisse survivre,
- ne pas reproduire aveuglément les adaptations passées car les conditions environnementales futures seront différentes de celles du passé,
- transmettre les adaptations à tous les hommes au travers d’une culture d’échange et de partage,
- préserver le goût des hommes pour la découverte de l’inconnu et l’affrontement de l’incertain.
 
 
Pour sa part, Martine Brunschwig Graf , Conseillère nationale a défini quelques défaillances de l’Etat face à l’incertitude accrue du monde actuel :
- manque d’anticipation du comportement des acteurs économiques, à l’instar du dérapage des crédits immobiliers américains.
- manque d’efficacité dans les contrôles en termes d’indépendance et de compétences.
 
Ce qui l’amène à être très prudente vis-à-vis des politiques de relance des autres pays européens, qui, selon elle, font supporter aux générations futures un trop lourd fardeau de dettes. Et ressemblent trop à de l’acharnement thérapeutique à l’égard de structures économiques qui mériteraient d’être réorganisées plus que d’être assistées.
Face à ces excès, la Suisse a raison de  maintenir une approche plus réaliste, modérée et surtout « long termiste », en privilégiant la création d’un contexte global fiscal et éducatif propice à la pérennité des entreprises.
 
 
 
Pascal Broulis, Président du Conseil d’Etat vaudois, a complété ces affirmations par la vision de ce qu’il appelle le micro-état de Vaud.  Pour lui, ce qui est certain, c’est l’imprévu. Même les contrôles et indicateurs les plus stricts ne pourront rien y faire. L’Etat doit donc surtout être très réactif pour accroître les facultés d’adaptation des entreprises.
Ce qui suppose :
- d’affronter les problèmes plutôt que de les occulter.
- de créer les conditions cadres, législations et infrastructures, pour une saine gestion à long terme,
- en prenant en compte les tendances économiques lourdes : démographie, formation, pression sur le territoire etc.     
- en anticipant des problématiques globales : place de la religion, individualisation de la société etc.
Bref, le Canton a une certaine marge de manœuvre, non pas pour gérer à la place des entreprises, mais pour fournir un encadrement à long terme et des impulsions utiles à leur survie.
 
 
Bernard Poupon CEO de Hugo REITZEL a proposé la perspective d’un entrepreneur à partir de l’exemple du secteur des condiments. Il est convaincu que l’impact de l’incertitude est réduit pour une société qui a un portefeuille de produits  diversifié.  Malgré tout la consommation a évolué suite à la crise en amplifiant des tendances déjà constatées depuis plusieurs années, même si elles peuvent paraître contradictoires : respect de l’environnement, prix accessibles, bonne qualité, préférence pour des entreprises éthiques. Les clients distributeurs veulent plus de marques propres (MDD), des produits durables et démontrant une dimension bio.  Selon lui, la crise n’a pas changé le niveau d’incertitude, mais elle a renforcé les enjeux et défis émergents. Elle suppose donc de clarifier et de confirmer les choix antérieurs des entreprises.
 
 
Le point de vue  académique a été présenté par Stephan Fraenkel et Ray Iunius de l’Ecole Hôtelière de Lausanne. Notamment en décrivant les incertitudes générés par
-l’arrivée des nouvelles technologies,
-la montée en puissance des nouveaux consommateurs de la « génération Y »,
-la domination des services face à l’industrie,
-valeur pour le client fondée sur une expérience d’achat et de  consommation plus que sur les seules  dimensions tangibles du produit.  
Cette nouvelle donne peut amener les entreprises de service à revoir l’équilibre de leurs priorités entre qualité, productivité et rentabilité.
 
 
Enfin, le panel géré par Esther Mamarbachi de la TSR et composé de Manuel Leuthold de l’UBS, François Pugliese de Elite SA, Olivier Conne de DelWest Europe, et Jean-José Paccaud de Charmilles Technologies, confirme un certain nombre de points de vue sur la gestion en période d’incertitude :
-      avoir le courage d’affronter la réalité de la situation plutôt que l’occulter,
-      avoir une vision claire de l’entreprise et des enjeux de la survie,
-      s’appuyer sur les quelques tendances à long terme. 
-      envisager simultanément plusieurs domaines d’application des compétences-clés de l’entreprise, 
-      privilégier les créatifs plutôt que les planificateurs, les scénarios plutôt que les prévisions,  les gens de terrain plutôt que les technostructures, 
-      rester le plus flexible et variable possible,   
-      l’innovation doit porter, au-delà des produits et de leur fabrication, sur tous les processus de la société : distribution, financement, recrutement etc.
-      ce qui pourrait se résumer par : viser loin mais de piloter à vue.
 
 
Bernard Catry
Glion, le 13 novembre 2009
 
 
Présentation de nos orateurs:
 
 

 
 
Forum Economique - p.a. PME Université et hautes écoles - Rue de St Jean 26 - 1203 Genève
Tél +41 22 732 72 32 - Fax +41 22 738 07 11 - www.pmeuniversite.ch.